Les Nazis tentèrent de tenir secret les desseins de la « Solution Finale » et évitèrent d’en parler ouvertement.
Tout était fait pour tromper les victimes et donc, de prévenir et réduire les risques de résistance. A chaque convoi de déportation il était question de « déplacement de population », de « transfert à l’Est », que la situation à l’Est serait meilleure que leur condition de vie dans les ghettos de Pologne ou encore qu’ils allaient travailler. Dès leur arrivée dans les camps certains détenus furent même obligés d’écrire à leurs familles ou amis en leur décrivant les bonnes conditions de vie dans lesquelles ils vivaient dorénavant. D’autre part, le fait que des hommes puissent concevoir et construire des infrastructures permettant le meurtre de masse à une échelle jamais atteinte jusque là était alors impensable et inconcevable. Ainsi, les rares personnes qui purent s’échapper de convois ou même de camps ne furent pas écoutées ou si peu. De plus, les communautés juives d’Europe étaient très isolées les unes par rapport aux autres et les informations circulaient très mal.