Les Italiens et les Japonais, bien qu’alliés de l’Allemagne, ne participèrent pas à la « Solution Finale ». Le régime fasciste italien mit en place des lois antisémites à partir du 3 août 1938 sur l’insistance des Allemands. Toutefois, le gouvernement de Mussolini refusa et de participer à la « Solution Finale », et de déporter les Juifs italiens. De plus, dans les zones géographiques qu’ils occupèrent, en France, Grèce et Yougoslavie, les Italiens protégèrent les Juifs et évitèrent qu’ils fussent déportés. Ainsi, à la suite de l’occupation de la zone Sud de la France par les Allemands et les Italiens le 11 novembre 1942, la législation antisémite voulue par les Nazis est contestée par le Consul Général d’Italie M. Calisse qui administre alors une partie importante du Sud-Est (Nice, la Savoie entre autres) ; celui-ci refuse que soit apposé sur la carte d’identité la mention « JUIF ». De même, aucun des quelques dizaines de Juifs recensés en Corse, occupée par les Italiens à partir de novembre 1942, ne furent déportés. Toutefois, dès la chute de Mussolini en septembre 1943 et l’avènement du gouvernement Badoglio, les Allemands s’emparèrent de l’Italie afin d’éviter que son territoire ne tombât aux mains des alliés dans le cadre d’une paix séparée. Les Juifs italiens et ceux qui étaient jusqu’alors sous protection italienne, furent soumis aux menaces des déportations qui commencèrent. Près de 8000 Juifs italiens, soit près de 20 % de la population juive du pays, disparurent déportés à Auschwitz ou assassinés dans des massacres tel celui, en mars 1944, des Fosse Ardeatine à Rome durant lequel les Nazis assassinèrent 335 personnes dont 75 Juifs.
Les autorités japonaises furent elles aussi tolérantes à l’égard des Juifs jusqu’en 1941 au Japon, jusqu’en 1943 dans les territoires qu’elles occupèrent. Elles refusèrent ainsi de prendre contre eux des mesures, comme le leur demandaient les Nazis. Ainsi, des Juifs purent trouver refuge au Japon jusqu’au printemps 1941 et les Juifs qui se trouvaient en Chine sous occupation japonaise furent bien traités. Toutefois, à partir de l’été 1941, les réfugiés juifs du Japon furent transférés à Shanghai sans qu’aucune mesure ne soit prise contre eux jusqu’au 18 février 1943 quand les réfugiés qui étaient arrivés après 1937 se virent obligés de gagner le ghetto de Hongkou. Il s’agissait en fait d’un quartier d’une quinzaine de pâtés de maisons vite surpeuplés de gens originaires d’Allemagne, d’Autriche, de Tchécoslovaquie et de Hongrie. Plusieurs centaines de réfugiés périrent de malnutrition et de maladies sans que toutefois les conditions de vie furent comparables aux ghettos européens sous contrôle allemand. Un officier nazi vînt même visiter le ghetto afin de préparer l’élimination des Juifs de Shanghaï mais le plan ne fut pas suivi par les Japonais. Le ghetto fut libéré le 3 septembre 1945.