Les Nazis distinguèrent les Allemands juifs des Allemands d’origine juive, c’est à dire, selon eux, qui avaient « du sang juif ». D’après les définitions édictées le 14 novembre 1935, était ainsi considérée comme juive à part entière toute personne issue de trois grands parents juifs au moins, ayant 2 grands-parents s’il appartenait à la religion juive ou bien était mariée à un (e) juif (ve) ou encore était issue d’un mariage ou d’une relation extra-maritale entre un juif et un non-juif après le 15 septembre 1935. Les personnes qui avaient des origines juives, étaient classés en deux catégories de « Mischlinge », c’est à dire métisse: Les « Mischlinge » du premier degré étaient issus de deux grands-parents juifs; Les « Mischlinge » du second degré étaient issus d’un grand-parent juif. Les « Mischlinge » n’avaient pas le droit d’adhérer au parti nazi et à toutes les organisations nazies (SA, SS, etc.). En 1940, les « Mischlinge » du premier degré furent expulsés de l’armée. L’ordre d’expulsion fut renouvelé chaque année. Les « Mischlinge » » du second degré, avec seulement un grand parent juif, étaient autorisés à rester dans l’armée mais ne pouvaient pas devenir officiers. Ils étaient également interdits de service civil et de certaines professions. Les Nazis imaginèrent un plan pour stériliser les « Mischlinge » dans le but de sauvergarder « la pureté de la race aryenne », mais rien ne fut finalement entrepris. Durant le conflit mondial, les « Mischlinge » du premier degré qui avaient été incarcérés dans des camps de concentration furent envoyés dans les centres de mise à mort.