Le patriotisme peut être renforcé par l’adhésion à une religion nationale (une religion civile ou même une théocratie). C’est le contraire de la séparation de l’Église et de l’État exigée par les penseurs des Lumières qui considéraient le patriotisme et la foi comme des forces similaires et opposées. Michael Billig et Jean Bethke Elshtain ont tous deux soutenu que la différence entre le patriotisme et la foi est difficile à discerner et repose en grande partie sur l’attitude de celui qui fait l’étiquetage.
Christopher Heath Wellman, professeur de philosophie à l’Université de Washington à Saint-Louis, affirme qu’une vision populaire de la position « patriotiste » est constituée d’obligations robustes envers les compatriotes et de responsabilités minimales de samaritain envers les étrangers. Wellman qualifie cette position de « patriotiste » plutôt que de « nationaliste » pour distinguer les membres d’unités politiques territoriales plutôt que de groupes culturels.
George Orwell, dans son essai influent Notes sur le nationalisme, a distingué le patriotisme du concept connexe de nationalisme :
Par « patriotisme », j’entends la dévotion à un lieu particulier et à un mode de vie particulier, que l’on croit être le meilleur au monde mais que l’on ne souhaite pas imposer aux autres. Le patriotisme est par nature défensif, tant sur le plan militaire que culturel. Le nationalisme, en revanche, est inséparable du désir de pouvoir. Le but constant de tout nationaliste est de s’assurer plus de pouvoir et plus de prestige, non pas pour lui-même, mais pour la nation ou toute autre unité dans laquelle il a choisi de plonger sa propre individualité.