Libération de la Corse en 1943
USS Corsica et Libération de la Corse.
La libération de la Corse est le fruit d’une campagne lancée par l’Armée française, à l’initiative du général Henri Giraud, alors coprésident du CFLN, contre l’avis défavorable du général de Gaulle qui voulait attendre une aide des Alliés. Ajaccio est la première ville française libérée le 9 septembre 1943, la campagne s’est terminée avec la libération de Bastia, le 4 octobre 1943, date également de la libération totale de la Corse, par les patriotes corses et avec l’aide des soldats italiens.
La Corse, premier département libéré de la France métropolitaine, devient très vite un point stratégique de la Méditerranée où convergent les forces alliées.
Le débarquement de Provence, désigné sous les noms de code Anvil puis Dragoon, est une opération militaire menée pendant la Seconde Guerre mondiale à partir du 15 août 1944 par les troupes alliées dans le Sud-Est de la France (entre Toulon et Cannes).
À l’origine appelée Anvil (enclume en anglais), l’opération a été renommée Dragoon par Winston Churchill qui était hostile à ce débarquement (il déclara y avoir été « contraint », dragooned en anglais). Il préférait une percée des troupes déployées sur le front d’Italie vers les Balkans afin de prendre en tenaille l’armée allemande en Europe centrale et d’arriver à Berlin avant les Soviétiques. Il s’oppose notamment à de Gaulle, qui menace de retirer les divisions françaises du front italien. Les objectifs étaient de libérer Toulon, Marseille puis de remonter le Rhône jusqu’à effectuer la jonction avec les forces de l’opération Overlord débarquées en Normandie.
L’opération Dragoon comportait le déploiement de planeurs (opération Dove) et un faux débarquement dans le Nord de l’Italie (opération Span).
La défense allemande composée de la XIXe armée (essentiellement des troupes étrangères) est dégarnie, notamment de la 9e Panzerdivision, à la suite de l’envoi de renforts vers le front de Normandie. À la suite de ce débarquement et de sa rapide progression, Hitler opère un repli pour éviter l’encerclement mais ordonne la destruction des ports de Toulon et Marseille et de garder ces deux villes.