52 av. J.-C. à 486
La Gaule romaine (Gallia romana) désigne à la fois un lieu et une époque précise de l’Antiquité, définis par les historiens.
Géographiquement, la Gaule romaine recouvre de futurs pays tels que la France, la Belgique, le Luxembourg et une partie des Pays-Bas, de l’Allemagne et de la Suisse. La principale ville était Lugdunum (aujourd’hui Lyon), capitale des Gaules (Gaule lyonnaise, Gaule aquitaine et Gaule belgique).
La période couverte va de la conquête de la Gaule par Jules César (52 av. J.-C.) à la bataille de Soissons (486 apr. J.-C.), qui marque l’avènement des Francs de la dynastie mérovingienne.
Au moment où les Celtes envahissent l’Italie et conquièrent Rome, les Belges, les Gaulois et les Aquitains succombent sans grande résistance à l’avancée des légions romaines. Au cours des deux siècles qui suivent sa conquête, la Gaule connaît seulement deux révoltes, en 21 et en 68 apr. J.-C. Malgré des luttes de pouvoir stériles, les Gaulois cisalpins cherchent plus à imiter leurs vainqueurs qu’à cultiver leur originalité. Cet attrait facilite la tâche de Rome qui, en quelques décennies, dote le pays de nouvelles structures politiques et administratives, transforme les villes et les campagnes, multiplie les ouvrages spectaculaires comme le pont du Gard, et marque ainsi la Gaule cisalpine d’une empreinte profonde.
Le temps des invasions
En 162, alors qu’en Arménie les Parthes envahissent l’Empire romain, les Chattes, un peuple germanique, s’infiltrent dans le nord de la Belgique. En 166, deux siècles après que Jules César a repoussé Arioviste au-delà du Rhin, les Quades et les Marcomans franchissent le Danube et traversent les Alpes. En 172, d’autres tribus pénètrent en Alsace. Avec ces premières brèches dans la ligne de défense édifiée depuis deux siècles pour endiguer la menace germanique, la pression germanique s’accentue en Gaule romaine.