Depuis la loi du 9 décembre 1905, les Églises sont strictement séparées en droit de l’État en France : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. » Pour des raisons historiques, l’Alsace-Moselle et la Guyane font exception. La première, car elle n’était pas française en 1905 et a conservé son droit local après la réunification ; le culte catholique, deux cultes protestants et le culte israélite y sont reconnus. La deuxième, car la loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État ne s’applique pas en Guyane qui reste sous le régime de l’ordonnance royale de Charles X du 27 août 1828. La religion catholique est également toujours reconnue dans certains départements et territoires d’outre-mer. La notion de laïcité et la réglementation qui en découle sont l’objet de débats comme, en 2003-2004, au sujet de la loi sur les signes religieux dans les écoles publiques.
La France est un pays laïc avec une grande tradition catholique ancienne, et bien que le poids de l’Église soit en train de diminuer, 48 % des personnes interrogées se déclaraient catholiques lors de sondages publiés en 2019, tandis qu’une part importante de la population se dit agnostique, athée ou sans religion. De plus, d’autres religions sont présentes dans des proportions moins importantes, notamment le judaïsme depuis l’Antiquité, différentes branches du protestantisme depuis la Réforme et l’islam depuis l’arrivée en France d’immigrés du Maghreb et du Moyen-Orient au XXe siècle. Diverses Églises chrétiennes (néo-apostolique, apostolique arménienne, Mormons, Témoins de Jéhovah, mennonites…) et d’autres religions (hindouisme, bouddhisme, bahaïsme, alévisme…) sont également présentes sur le territoire national, parfois depuis plusieurs siècles (mennonites d’Alsace).
La perte d’influence des religions est un aspect majeur de l’évolution de la société française aux XIXe et XXe siècles, bien qu’elle s’évalue très différemment d’une région à l’autre. Près de 80 % des hommes et 70 % des femmes qui se disent d’origine catholique n’assistent jamais à un service religieux. Même chez les catholiques les plus fervents, l’obéissance stricte aux préceptes de l’Église diminue : 31 % des pratiquants assidus ayant eu des enfants entre 1995 et 2004 les ont eus hors mariage.
Les Français ont une image plutôt négative de la religion en général. Selon un sondage Ipsos publié en 2017, 61 % des Français pensent que la religion cause plus de tort que de bien, et seulement 16 % des Français pensent que les personnes croyantes font de meilleurs citoyens.