Par le jeu des alliances, la France entre en guerre au début du mois d’août 1914 contre l’Allemagne, aux côtés du Royaume-Uni et de l’Empire russe. La Première Guerre mondiale, qui fait 1,4 million de victimes françaises et entraîne de nombreuses destructions dans le nord-est du pays, se conclut le 11 novembre 1918 en faveur de la Triple-Entente. Outre le retour de l’Alsace-Lorraine, la France recevra une partie des réparations allemandes prévues par le traité de Versailles tout en obtenant des garanties de sécurité. Néanmoins, celles-ci ne suffisent pas à éviter en 1940, une nouvelle invasion par l’Allemagne à la suite de la reconstruction de l’armée allemande et de la remilitarisation de la rive gauche du Rhin.
Georges Clemenceau est célèbre tant pour sa politique intérieure que pour son rôle dans la Première Guerre mondiale. Il fait preuve d’une grande détermination. Une fois l’Allemagne vaincue, il est surnommé « Père la Victoire ». Guillaume II dira dans ses mémoires : « ce ne sont pas les Alliés qui nous ont battus, mais c’est le petit vieillard de Clemenceau ! »
Après quelques années de reconstruction laborieuse, marquée par un effort d’immigration et de productivité pour pallier la pénurie de main-d’œuvre dans les mines, l’acier ou l’automobile, la France peine à retrouver sa vigueur économique d’avant-guerre avant de vivre une forte croissance à partir de 1924. Elle sera touchée bien après la plupart des autres puissances par la crise des années 1930. Toutefois, si cette crise est tardive, elle est durable et profonde. Aux difficultés économiques s’ajoute une crise politique, malgré l’espoir suscité par l’arrivée au pouvoir en 1936 du Front populaire. Finalement, lorsque la France déclare le 3 septembre 1939 la guerre à l’Allemagne nazie, elle sort tout juste de la plus grave crise qu’ait connue la Troisième République.
Après huit mois sans combats (la « drôle de guerre »), la Wehrmacht envahit le 10 mai 1940 le nord-est de la France et le maréchal Philippe Pétain demande l’armistice le 22 juin. Ce dernier obtient les pleins pouvoirs le 10 juillet, signant ainsi la fin de la Troisième République et la naissance du régime de Vichy. Celui-ci mène une politique conservatrice, traditionaliste et antisémite, et collabore avec le Troisième Reich. Toutefois, la résistance s’organise à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Le débarquement allié du 6 juin 1944 en Normandie sonne la fin de l’occupation nazie et le début de la libération de l’Europe. Au total, ce conflit aura tué moins de militaires français que le précédent mais les victimes civiles sont nombreuses — au moins 330 000 victimes civiles, dont 75 000 Juifs installés sur le territoire français qui ont été tués lors de la Shoah — et les blessures psychologiques et politiques dues à la débâcle de 1940, à la collaboration puis aux règlements de compte lors de l’épuration sont longues à cicatriser.