D’après l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), 68 606 000 habitants vivent en France au 1er janvier 2025 (hors COM et Nouvelle-Calédonie), dont 66 352 000 en métropole et 2 254 000 dans les départements d’outre-mer. En 2016, 628 000 habitants peuplent les collectivités d’outre-mer (Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, Saint-Martin et Saint-Barthélemy) et de Nouvelle-Calédonie ; la population de l’ensemble des territoires français atteint environ 67,7 millions d’habitants, soit environ 0,9 % de la population mondiale.
Un recensement national général était organisé à intervalles réguliers depuis 1801, mais depuis janvier 2004, le recensement est réalisé tous les ans dans les communes de 10 000 habitants ou plus, hors collectivités d’outre-mer, et tous les cinq ans ailleurs.
Après avoir été relativement faible au XIXe siècle et au début du XXe siècle — la France a connu une transition démographique rapide et peu marquée —, la croissance démographique de la France est devenue l’une des plus fortes d’Europe, combinant un taux de natalité supérieur à la moyenne européenne (800 000 naissances en 2015 contre 600 000 décès) et un solde migratoire positif (environ 47 000 individus en 2015) : la population de la France s’est accrue de 0,4 % en 2015.
En 2015, le taux de fécondité en France est d’environ 1,96 enfant par femme. En 2014, 29,2 % des nouveau-nés (hors Mayotte, COM et Nouvelle-Calédonie) avaient au moins un parent né à l’étranger et 25,7 % au moins un parent né hors de l’Union européenne.
D’après les projections d’Eurostat, la France devrait compter 72,7 millions d’habitants en 2040, 75,6 millions en 2060, et 78,8 millions en 2080 (en excluant les territoires d’outre mer et la Nouvelle Calédonie).
En outre, la structure de la pyramide des âges évolue depuis le début du XXIe siècle. La part de la population la plus âgée augmente, en raison à la fois de la progression de l’espérance de vie (la France jouit d’une des plus grandes espérances de vie au monde) et de l’arrivée au troisième âge de la génération du baby boom — phénomène communément appelé le papy boom. La proportion des plus de 60 ans dans la population française est ainsi passée de 17 % à 25 % entre 1980 et 2016, et devrait approcher le tiers en 2050 selon l’Insee.
Contrairement à ses voisins européens, la France connait depuis 2018 une augmentation de son taux de mortalité infantile, qui s’élève en 2025 à 4,1 ‰, traduisant très probablement la dégradation du système de santé dans les unités de soins aux prématurés